Éthiopie – Sénégal à Bahir Dar : 1 800 m pour jauger les Lions de Vieira

Un nul à Maputo, un vol via Addis-Abeba, et le décor change du tout au tout. Ce mardi 29 septembre 2026 à 13h GMT (16 h heure locales), le Sénégal disputera à Bahir Dar une confrontation contre l’Éthiopie qu’il ne peut se permettre de manquer. Dans le groupe J, le Soudan mène la danse après sa victoire 1-0 sur l’Éthiopie, dernière, tandis que les Lions restent sur le 1-1 concédé au Mozambique. Le compte à rebours s’est enclenché samedi après une dernière séance à Maputo. Dimanche, la délégation est montée à bord à 10 h 50, a changé d’appareil à Addis-Abeba et a été accueillie à Bahir Dar par le maire. Lundi, dernier entraînement au stade. Lors du coup d’envoi, les joueurs auront passé environ deux jours sur place. C’est loin des périodes d’une à deux semaines souvent recommandées par la science, et ce n’est pas plus la stratégie d’arrivée la veille. Ce que 1 800 mètres changent À cette altitude, la pression atmosphérique chute et chaque souffle apporte environ un cinquième d’oxygène en moins qu’au niveau de la mer. Les mesures en laboratoire donnent une idée précise des ordres de grandeur : chez des athlètes d’endurance non acclimatés, la capacité aérobie maximale recule d’environ 6 % par tranche de 1 000 mètres. À 1 800 m simulés, des biathlètes et skieurs de fond ont ainsi perdu près de 8 % de performance sur le chronomètre. Attention toutefois : un footballeur n’est pas un skieur, et le même test montre des variations importantes d’un joueur à l’autre. Sur un match, cela se traduit moins par un coup de fatigue précoce que par des sprints plus difficiles à répéter et une récupération plus lente entre les efforts. Le sommeil, déjà malmené par les voyages, peut aussi être perturbé les premières nuits en altitude. Comment Vieira peut limiter les dégâts L’altitude ne se corrige pas, mais elle se gère. Un bloc plus compact et un jeu qui fait courir l’adversaire plutôt que ses propres joueurs économisent de l’énergie. Les cinq changements peuvent servir à renouveler les jambes dans la dernière demi-heure, et l’hydratation et l’apport en glucides restent des priorités. Les Éthiopiens jouent chez eux et vivent en altitude : c’est un atout réel, mais pas décisif. Pour Patrick Vieira, ce déplacement sera un premier vrai test de gestion de groupe. Le talent est du côté sénégalais, la fraîcheur devra suivre.

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